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Au delà de la tristesse personnelle qu'il nous cause, le décès brutal de Jean-François Knecht, à l'âge de 49 ans, est une grande perte pour la lutte contre la corruption.

Nous avions fait connaissance il y a quelques mois et avions tout de suite partagé une grande amitié née d'une même vision de la politique au service de l'humanité.

Notre ami, conseiller général socialiste était membre d'Anticor et connu à Nice comme une figure emblématique du combat contre les réseaux mafieux qu'il n'a jamais eu de cesse de traquer de toutes ses forces et avec une grande agilité. Il fût à l'origine de plaintes, mises en examen et de condamnations contrariant les moeurs politiques affairistes à Nice, ayant récement débouché sur l'annnulation du contrat passé entre la ville de Nice et des entreprises pour la construction d'un grand stade. Son action était devenue un combat constituant une grande menace pour tous les délinquants en col blanc.

Au-delà, il était aussi engagé dans des actions humanitaires au Benin.

Sa disparition si soudaine affecte tous ceux qui se battent pour l'intégrité des hommes politiques. Il est à craindre que ces ennemis s'en réjouissent et se sentent pousser des ailes.

Il ne doit pas en être ainsi ; la flamme ne doit pas s'éteindre. Le nom de Jean François Knecht doit rester gravé dans l'histoire comme celui d'un homme qui s'est battu pour la dignité et l'honneteté en politique. Par fidélité à sa mémoire, nous devons promettre encore plus de détermination à poursuivre la lutte anticorruption.

Réunis ce soir pour un dernier meeting à Grenoble, les militants d'Anticor inviteront donc tous ceux qui aspirent à plus d'éthique en politique à lui rendre l'hommage qu'il mérite.

Séverine Tessier, présidente nationale d'Anticor

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