L'express

Jean-Pierre Mangiapan, qui a été réélu conseiller général dans le 7e canton, en mars 2008, vient de voir son compte de campagne rejeté par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements publics. Son élection risque donc d’être annulée par le tribunal administratif de Nice…

Le candidat épinglé a tenté de minimiser les irrégularités relevées en déclarant : « Je tiens à préciser que 100 % des dépenses que j’ai engagées pour cette élection l’ont été avec mon argent personnel. »

Or, contrairement à ce qu’il essaye de faire croire, c’est bien de l’argent public qui est en jeu ! En effet, tous les candidats ayant réalisé au moins 5 % des voix sont remboursés par l’État, à hauteur de 50 % du plafond des dépenses du canton concerné (cf. article L52-11-1 du code électoral).

En fait, ce n’est que dans le cas où le candidat aurait intégralement financé sa campagne par des dons de personnes physiques que l’affaire aurait pu apparaître moins choquante puisque seul l’apport personnel du candidat fait l'objet d’un remboursement, à l’exclusion des dons reçus… Par respect envers les contribuables, il est donc tout à fait normal que l’État, avant de rembourser Jean-Pierre Mangiapan, contrôle la régularité de son compte de campagne.