cagnes350

Continuant sa tournée des villes du département, Anticor 06 a organisé une conférence-débat sur le thème « Corruption, stop ou encore ? », à l’Espace du Val Fleuri, à Cagnes-sur-Mer, avec : 
- Laurent Pratensi, responsable d’Anticor à Cagnes-sur-Mer ; 
- Jean-Christophe Picard, responsable d’Anticor 06 ; 
- Séverine Tessier, porte-parole d’Anticor et auteur du livre « Corruption, stop ou encore ? ».

Plusieurs élus étaient présents : 
- Michel Santinelli (PCF), conseiller municipal d’opposition de Cagnes-sur-Mer ; 
- Pascal Torrelli, conseiller municipal de la majorité de Biot ; 
- Yves Rousguisto (PRG), conseiller municipal d’opposition de Vence ; 
- Gilles Rainero (MoDem), conseiller municipal d’opposition de La Trinité.

Laurent Pratensi a présenté les intervenants et remercié les élus présents. Il a rappelé que lui-même avait signé la charte éthique d’Anticor au moment des élections cantonales de 2011.

Jean-Christophe Picard a expliqué que la lutte contre la corruption était plus que jamais nécessaire : « D’une part, c’est un moyen de dégonfler le vote protestataire qui peut se révéler dangereux. D’autre part, la corruption a des conséquences financières énormes : on estime qu’elle coûte, chaque année, 323 milliards d’euros à l’Union européenne ! »

Séverine Tessier a fustigé le pillage organisé de la France : « Certains lobbies parviennent à imposer, au niveau européen, des normes qui leur permettent ensuite d’être les seuls bénéficiaires de la commande publique ! ». La porte-parole d’Anticor explique que « certains élus n’hésitent pas à faire voter, par la collectivité territoriale qu’il dirige, la prise en charge de leurs frais de justice, voire même de leur condamnation financière ! »

Les échanges ont, ensuite, été nombreux avec la salle…

Me Frédéric Bujoli a évoqué la question des dysfonctionnements des tribunaux de commerce : « Il existe plusieurs cas de commerçants liquidés, sans dette, sans être en cessation de paiement et sans être convoqués à l’audience ! Et on trouve, dans chaque affaire douteuse, toujours les mêmes magistrats, les mêmes mandataires et les même huissiers… »

La protection des lanceurs d’alerte a également été évoquée : « à l’heure actuelle, ce sont ceux qui luttent contre la corruption qui sont sanctionnés... Le rapport de force doit s’inverser ! »