estrosi300-5-3-2Le maire de Nice a lancé, le 26 octobre dernier, un curieux avertissement en pleine période électorale : « Ceux qui propagent de fausses informations sur les finances et la dette de la Ville de Nice et de la Métropole Nice Côte d’Azur se rendent coupables de diffamation. […] Par ailleurs, je convoquerai le 15 novembre 2013 un Conseil municipal extraordinaire avec un seul sujet à l’ordre du jour. Je demanderai aux  élus, comme la loi l’exige, de m’autoriser au nom de la Ville d’ester en justice contre tous les auteurs qui ont ou divulgueront de fausses informations à ce sujet. »

Ce ne sont pas des menaces en l’air. Jean-Christophe Picard fait l’objet de deux plaintes pour dénonciation calomnieuse (délit puni de cinq ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende) : l’une déposée par Daniel Benchimol, adjoint au maire de Nice, l’autre par Christian Estrosi lui-même. Le seul tort du responsable d'Anticor 06 est d’avoir alerté le Procureur de la République sur des faits susceptibles d'être qualifiés de prise illégale d’intérêt ou de concussion [1] [2] [3] [4].

En multipliant les procédures abusives à l’encontre de tous ceux qui critiquent ses action ou son bilan, Christian Estrosi, candidat déclaré à sa propre succession, cherche non seulement à réduire au silence les lanceurs d’alerte, mais également à intimider les autres candidats.

Le plus choquant est que le climat de terreur voulu par le maire de Nice sera financé par les contribuables niçois.

Notes :

[1] Plainte déposée dans l’affaire des « Schtroumpfs grognons » (07/03/13) 

[2] Les « Schtroumpfs grognons » et les « Schtroumpfs menteurs » (04/04/13) 

[3] Rassemblement des Amis de Nicolas Sarkozy : les contribuables niçois n’ont pas tous envie d’être les amis de Nicolas Sarkozy ! (19/04/13) 

[4] Rassemblement des Amis de Nicolas Sarkozy : ouverture d'une enquête préliminaire (27/05/13)