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Anticor national vient de rappeler son soutien, sans réserve, à l’égard de ses responsables de groupes locaux (qui ont été renouvelés, le 2 février 2013) : « En cette période de compétition entre ceux qui affichent leur soutien à la moralisation de la vie publique depuis l’affaire Cahuzac, pour laquelle ils n’ont pas toujours agi concrètement au préalable, Anticor est souvent cité par les uns et les autres comme une référence. Certains élus affirment défendre notre démarche mais, localement, n’appréciant pas le poil à gratter la démocratie que peuvent représenter nos groupes départementaux, ils souhaitent faire comprendre que le responsable du groupe sur place n’est, grosso modo, pas à la hauteur des enjeux de notre association elle-même… Nous tenons donc à préciser, si besoin était, qu’avec notre responsable nationale des groupes locaux, Gabrielle Audefroy, nous renouvelons notre entière confiance à l’ensemble de nos responsables de groupes départementaux ».

Cette piqûre de rappel intervient alors que les responsables locaux d’Anticor sont régulièrement mis en cause…

Ce qui est arrivé à Chantal Augé, adjointe au maire de Strasbourg délégué aux marchés publics, est particulièrement éloquent. Le 30 novembre 2012, elle annonça la création d’Anticor 67. Bien, mal lui en pris puisqu’elle se fera littéralement lynchée lors du conseil municipal suivant : « Je considère que la création de cette association est une faute » (Robert Herrmann, Premier adjoint PS) ; « En une dizaine d’années, c’est une des première fois où je suis contraint de reconnaître que je suis presque d’accord avec tout ce qu’a dit Robert Herrmann » (Rober Grossman, conseiller municipal d’opposition UMP) ; « Là où cela pose problème, c’est lorsque certains collègues non seulement adhèrent mais président l’association alors même qu’ils sont en responsabilités exécutives ! (Roland Ries, maire PS). Au final, le maire retirera sa délégation à Chantal Augé puis le conseil municipal la destituera de ses fonctions d’adjointe !

Ce n’est pas la première fois que les responsables locaux sont ainsi malmenés…

Aux élections régionales de 2010, Jean-Christophe Picard, responsable d’Anticor 06, avait été candidat, en position éligible, sur la liste de Michel Vauzelle (PS), en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Après avoir signé la charte éthique d’Anticor, il proposa au directeur de campagne de faire adhérer tous les candidats de la liste. Mauvaise idée : entre les deux tours, son nom sera purement et simplement rayé de la liste, sans la moindre explication.

Comme par hasard, Séverine Tessier, porte-parole nationale d’Anticor, subira un sort similaire sur la liste de Jean-Paul Huchon (PS), en Île-de-France. Entre les deux tours, elle passera, sans raison, de la 4e place (éligible) à la 20e (non éligible) !

Cette manière de faire avait déjà, à l’époque, suscité une vive réaction d’Anticor : « Certains militants fondateurs et porte-parole d’Anticor avaient choisi de se porter candidats dans leurs partis politiques respectifs contre la corruption, pour l’éthique et le renforcement de la démocratie dans la gestion publique au service de la justice. Après un premier tour encourageant, ces candidats "qui dérangent" ont fait les frais des accords passés pour le second tour et se trouvent en position non éligibles ou charnière. […] La lutte contre la corruption n’est clairement pas la priorité des partis politiques. »

Quoi qu’il en soit, le message est désormais clair : Anticor national soutiendra ses responsables locaux et s’opposera à toute tentative de déstabilisation à leur